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Ingmar Lazar, un concert haut de gamme…

A l’âge où on joue avec son camion de pompier ou sa dînette, Ingmar Lazar se produisait à Gaveau. Agé de 23 ans, il a raflé de prestigieux prix pour sa maestria pianistique, ce qui lui a valu de commencer très tôt une carrière internationale. Ce lundi 14 novembre, il nous fait l’amitié d’un récital en accès libre. A ne pas manquer !

Valgirardin.fr : Pianiste reconnu, vous êtes invité dans des salles prestigieuses en France et en Europe, pourquoi ce récital « amical » dans les salons de la mairie du 15è ?

Ingmar Lazar : Ce ne sont pas les dorures de la salle, ni le nombre d’auditeurs qui font le plaisir de l’interprète. Ce qui me pousse à jouer, c’est avant tout le besoin de partager la musique, et la musique de piano en particulier. Que m’écoutent 200 oreilles ou 2000 oreilles pour moi c’est pareil !

Un autre cadre, moins solennel peut-être, peut-il d’après vous amener des personnes moins habituées des salles de concert ?

I.L. : Bien sûr ! J’adore ces évènements au cours desquels le public peut entendre des artistes dans d’autres conditions que dans une salle traditionnelle. Il faut se rappeler qu’au XIXè siècle, on jouait souvent dans des salons et on ne s’en portait pas plus mal ! Au contraire même, c’est une façon plus intime d’entendre de la musique qu’au milieu d’une salle de 1000 personnes avec le pianiste à 30 mètres de vous…

Parlez-nous du programme de « fantaisies » de ce lundi soir…

I.L. : Je l’ai voulu original et libre, et en effet sur le thème de la « fantaisie » puisque c’est le fil rouge du concert et donc le titre de plusieurs œuvres que je jouerai : celles de Mozart, de Schubert et de Liszt. Mais j’ai souhaité aussi sortir Nino Rota de son rôle de compositeur de musique de films… même s’il a magnifiquement tenu ce rôle en illustrant tous les films de Fellini et en nous laissant l’inoubliable partition du Parrain ! Mais Rota a aussi été un compositeur instrumental très doué et très prolifique et je trouve qu’il n’est pas assez joué en concert. J’ai donc mis ses Deux valses sur le nom de Bach au programme. Il me semble que c’est aussi le rôle de l’interprète, de faire entendre des compositeurs ou des œuvres qui sont oubliées, ou méconnues, ou peu jouées…

Personnellement, quels sont vos chouchous ?

I.L. : On me pose souvent la question, quel est votre compositeur préféré… Mais il y a trop de chefs-d’œuvre pour donner préférence à un tel ou un tel ! C’est un peu comme si vous demandiez à un parent de choisir lequel de ses enfants il préfère ! Je ne veux pas me limiter à une époque ou à un genre en particulier, la musique est le langage le plus universel qui soit, en sa compagnie il faut savoir se montrer universel aussi.

Ingmar Lazare se produira le lundi 14 novembre 2016, à 20h, à la Mairie du 15ème. Au programme :

  • W.A. Mozart : Fantaisie en ré mineur KV 397
  • F. Schubert : Wanderer Fantaisie op.15
  • F. Liszt : Der Wanderer, extrait des douze Lieder de Franz Schubert S. 558
  • N. Rota : Deux valses sur le nom de BACH, Fantaisie en sol
  • F. Liszt : Paraphrase de concert sur la marche nuptiale et danse des sylphes du Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn, S.410
Sophie Dominique Rougier
Sophie Dominique Rougier
Sophie Dominique Rougier est journaliste de presse écrite, passionnée de musique(s) et flûtiste amateur.

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