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Mordus du Polar 2017 : rencontre avec les auteurs sélectionnés

Mordus du Polar - rencontre auteurs - médiathèque marguerite yourcenar - Paris 15

A l’occasion du prix « Les Mordus du Polar », les adolescents inscrits pour être membres du jury ont eu la chance de rencontrer, à la médiathèque Marguerite Yourcenar, trois des quatre auteurs finalistes, Michel Honaker , Beatriz Oses, Erik Senabre et l’éditrice Charline Vanderporte. Florilège.

Êtes-vous contente que vos livres soient publiés en France alors que vous êtes espagnole ?

Beatriz Oses : Je suis extrêmement contente. D’ailleurs au tout début de ma carrière, je n’écrivais pas de livres mais de courtes nouvelles. N’étant pas un format qui marche très bien en Espagne, j’ai toujours pensé à la France et à l’Allemagne en écrivant. Je crois que même si le pays est différent, on comprend mon sens de l’humour ici (rires).

Comment construisez-vous votre histoire et combien de temps mettez-vous à écrire un livre ?

Erik Senabre : Alors moi avant tout chose, il me faut le début et la fin. S’il me manque tout le reste ce n’est pas grave, mais il me faut vraiment un début et une fin. Ensuite j’avance dans l’ordre et je crée l’histoire au fur et à mesure. Et pour ce qui est du temps, cela dépend, en fait c’est assez morcelé à cause de mes autres activités parallèles.

Michel Honaker : Pour la construction, je dirais pareil que mon camarade, sauf qu’il m’arrive de changer la fin en cours de route. Je me dis que si même moi je ne connais pas la  fin, alors mon lecteur ne pourra pas la deviner non plus et je suis sûr de le surprendre. En revanche, contrairement à Erik, j’ai la chance de ne faire que ça donc je dirais qu’un livre me prend quelques mois.

B.O : Ma méthode d’écriture est la même. Quant au temps que cela me prend, c’est généralement un an. Deux à trois mois pour penser à l’intrigue et la mûrir, sept mois d’écriture, et deux mois de corrections et de révisions.

livres mordus polar 2017
Ouvrages sélectionnés pour le Prix Mordus du Polar

Avez-vous peur que les jeux vidéo remplacent la lecture chez les jeunes ?

E.S : Alors pour être honnête, pas du tout ! Et ce, pour une raison très simple que je vais te donner tout de suite. C’est que dès que j’ai fini cette conférence, j’ai hâte de retrouver ma console et le dernier Zelda ! (rires)

B.O : Non, pour moi le jeu vidéo n’est pas une menace. D’ailleurs, je vais te raconter une histoire qui montre bien que c’est ridicule. Je suis tombée, il n’y a pas longtemps, sur un vieil article de journal qui disait que la démocratisation de la bicyclette était une grave menace pour la lecture, parce que les jeunes allaient passer tout leur temps dehors et n’ouvriraient plus de livre. Est-ce que la lecture a été remplacée par les bicyclettes ? (sourire complice)

M.H : Non je ne pense pas que ce soit une menace, déjà parce que je pense que les enfants qui ne font que jouer aux jeux vidéos et ne lisent pas sont des enfants qui, de toute façon, n’auraient pas lu. Et puis, rien ne pourra jamais remplacer le livre, c’est un média qui a une intimité et une résonnance personnelle unique, rien ne pourra prendre sa place.

Mordus du Polar 2017 - rencontre auteurs - médiathèque marguerite yourcenar - Paris 15
Rencontre avec les auteurs sélectionnés pour le Prix Mordus du Polar

Avez-vous toujours voulu être écrivain ?

M.H : J’écris depuis que j’ai 7 ans et je n’ai jamais rien voulu faire d’autre.

E.S : J’ai toujours voulu écrire, même avant de savoir écrire. Tout petit, je remplissais des carnets Maya l’Abeille de gribouillis, en faisant semblant que cela avait un sens et que je racontais comme si je savais déjà écrire.

B.O : À 12 ans, mon oncle m’a offert une machine à écrire et depuis, c’est la seule machine qui ne m’a jamais intéressée et la seule que je sais réparer.

Lisez-vous encore maintenant que vous êtes écrivain ?

M.H : J’ai arrêté de lire des romans quand j’ai commencé à en écrire, parce que pour moi, il y a danger à résoudre les problèmes que l’on rencontre en écrivant, en empruntant les solutions des autres, même inconsciemment. Et puis quand on écrit un livre, on est immergé avec ses personnages. On mange, on dort, on vit avec eux tout le temps, alors se plonger dans un livre et dans l’histoire d’autres personnages, il y aurait de quoi me rendre fou !

Rendez-vous prochainement pour connaître le lauréat du Prix jeunesse Mordus du Polar.

Hugo Pascual
Hugo Pascual
Journaliste et réalisateur diplômé, après un passage par la rédaction de Libé, je suis prêt à parcourir le monde, et le 15ème, armé de ma plume et de ma caméra pour raconter de belles histoires !

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