Rencontre avec les créateurs du Prix de l'Instant

Rencontre avec les créateurs du Prix de l’Instant

Et le lauréat du Prix littéraire de l’Instant est… patience, même s’il est d’ores et déjà connu, il ne sera dévoilé que la semaine prochaine, le 17 juin 2021 lors de la cérémonie de remise. Dans cette attente, nous avons rencontrés les initiateurs de ce Prix, Sandrine Babu, créatrice de la librairie L’Instant*, et son parrain Guillaume Perilhou, journaliste et critique littéraire.

Comment est né ce Prix ?

Sandrine : C’est un projet qui avait émergé il y a deux ans déjà. Lorsque Guillaume est devenu le parrain de la librairie, on a réfléchi aux actions que l’on pouvait mener, aux envies que l’on avait, le Prix en faisait partie. A ce moment-là, je n’étais pas tout à fait prête, la librairie était encore un peu jeune. Je savais que ça demandait beaucoup de temps. Et il y a un an, pendant le confinement, Guillaume m’en a reparlé en me disant que ce serait bien de le lancer.

Quelle est sa philosophie ?

Sandrine : Nous voulions mettre en avant des auteurs et des éditeurs dont on parle moins, de partager notre passion pour la littérature. La principale vocation est de parler des livres.

Guillaume : Il fallait que ce Prix ait un intérêt, ne pas seulement récompenser ce que l’on aime. L’idée était de sélectionner des ouvrages passés un peu inaperçus ou ayant eu peu d’écho médiatique, et mettre un peu de lumière sur eux.

Le scrutin est clos, êtes-vous satisfaits de la participation ?

Sandrine : Oui, on a quand même près de 300 personnes qui ont voté.

Guillaume : Je suis assez surpris. Honnêtement, je ne pensais pas autant.

Sandrine : On se doute bien que tout le monde n’a pas pu lire tous les livres, mais ils ont découvert la sélection, vu les couvertures, les auteurs. Cela produit un effet à long terme.

Quel a été l’accueil des lecteurs qui fréquentent votre librairie ?

Sandrine : Il a été super positif. Là, on s’adresse à des gens qui aiment découvrir des choses qu’ils ne connaissent pas. Souvent, sur la sélection, ils n’en avaient lus aucun. Certains m’ont dit que sans ce Prix, ils ne les auraient peut-être pas lus. Il y a eu un côté émulation, découverte, qui a bien fonctionné. J’étais quand même assez tranquille car c’étaient de bons livres.

Guillaume : Oui, On était très content dès la première liste, d’avoir réussi à sélectionner des ouvrages qui répondaient vraiment à ce que l’on attendait.

Y aura-t-il une saison 2 ?

Guillaume : Ah oui !

Sandrine : Mais, absolument !

Guillaume : On a l’idée de l’ouvrir à la littérature étrangère.

Sandrine : On a été un peu frustrés cette année. On avait choisi de ne sélectionner que des romans français, ne serait-ce que pour pouvoir organiser des rencontres avec les auteurs plus facilement. Evidemment, elles n’ont pas eu lieu à cause du confinement. On se dit finalement que l’on pourrait avoir des romans étrangers quitte à organiser des rencontres en ligne. Maintenant, c’est assez bien rodé.

Guillaume : Sachant qu’en France, la littérature étrangère se vend moins en général. Mettre la lumière sur un titre de littérature étrangère ne serait pas inutile pour beaucoup d’ouvrages qui passent aussi inaperçus.

Rendez-vous la semaine prochaine pour connaître le lauréat du Prix de l’Instant parmi les cinq ouvrages de la sélection.

*Librairie L’instant, 118 rue de Lourmel, Paris 15ème.

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