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Le photographe Thomas Jorion immortalise les villas et palais italiens délaissés

Pappagallo, Toscane, 2018 - Thomas Jorion - exposition Veduta - Paris 15

Il nous avait présenté les vestiges de l’Empire colonial français il y a deux ans. Thomas Jorion est de retour à la Galerie Esther Woerdehoff avec Veduta, une série de photographies de villas ou palais italiens abandonnés. Ses très belles photos, hors du temps, sont à découvrir jusqu’au 6 avril.

Spécialiste de l’urbex, entendez l’exploration urbaine axée sur des endroits construits par l’homme puis abandonnés, souvent cachés, interdits ou difficiles d’accès, Thomas Jorion nous emmène en Italie, plus précisément dans le Piedmont et en Lombardie. « En m’intéressant à ces villas et palais délaissés, j’ai repris l’idée de veduta. Ce sont ces peintures italiennes qui présentent des paysages, réalisées à l’aide de la camera obscura, permettant de respecter les perspectives. Je trouvais intéressant, comme mise en abîme, de faire moi-même ces images avec une chambre photographique qui reprend le principe de la camera obscura. »

C’est au cours d’un séjour en Italie qu’il s’est aperçu du nombre conséquent d’édifices à immortaliser. Thomas Jorion effectue quatre à cinq voyages par an pour en « capturer » une dizaine par séjour. Loin d’avoir épuisé les sites à visiter, ses prochaines étapes seront les Pouilles et la Sicile.

Sognare, Tessin, 2016 - Thomas Jorion - exposition Veduta - Paris 15
Sognare, Tessin, 2016 © Thomas Jorion

La petite histoire d’une photo

Parmi les œuvres exposées, une photo le touche particulièrement, Sogniare (ci-dessus). « J’étais arrivé en décembre. C’est une villa dans laquelle je n’ai pas pu entrer. J’étais donc restée sur la terrasse. Il s’est mis à neiger. Comme je voulais quand même faire la photo, je suis parti sur un temps de pose très long, 6 à 8 minutes, avec aucune certitude sur le résultat. J’ai eu la chance que l’éclairage urbain se mette en route et illumine le haut de la terrasse, donnant un peu de couleur et de lumière. La neige et le lac paraissent très brumeux. C’était une belle expérience. L’ayant réalisé au début de mon séjour, je me suis demandé tout le temps du voyage si la photo serait sympa. J’ai eu la bonne surprise de voir qu’elle était réussie ! »

Avant de retrouver tous ces clichés italiens dans un prochain livre en cours de préparation, rendez-vous à la Galerie Esther Woerdehoff pour en découvrir une petite sélection, jusqu’au 6 avril 2019 au 36 rue Falguière (mercredi au samedi, de 12h à 19h).

Photo du haut : Pappagallo, Toscane, 2018 © Thomas Jorion

Anne-Marie Leca
Anne-Marie Leca
Journaliste, créatrice de Valgirardin.fr, Anne-Marie vit et travaille dans le 15ème arrondissement depuis une quinzaine d’années.

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