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Salon de la Généalogie : Archives & Culture, éditeur de référence

Archives et Culture Salon de la Généalogie 2016 Paris 15

Les généalogistes en herbe ou confirmés ont rendez-vous les 11 et 12 mars, à la Mairie du 15ème pour la seconde édition du Salon de la Généalogie. Cette manifestation, qui a rencontré un franc succès l’année dernière, est organisée à l’initiative d’une maison d’édition incontournable dans ce domaine, Archives & Culture. Elle propose de nombreux guides pour aider les généalogistes dans leurs recherches. Les deux derniers-nés, publiés en ce mois de mars, sont Retrouver ses ancêtres Bretons et Retrouver ses ancêtres Hongrois.

Située dans le 15ème arrt, Archives & Culture a été fondée en 1989 par des passionnés de généalogie dont certains étaient issus du monde de l’édition, comme la co-fondatrice Marie-Odile Mergnac. Alors que ce loisir occupe près de 10 millions de personnes en France, elle nous éclaire sur l’histoire et les motivations de cette passion française.

 

A quel moment vous êtes-vous intéressée à la généalogie ?

Marie-Odile Mergnac : J’étais en classe de 5ème lorsque j’ai commencé mon arbre généalogique. Le déclic vient probablement du fait d’avoir connu toutes mes arrières grands-mères vivantes, nées dans les années 1880. Mon père avait lui-même connu son arrière grand-mère née en 1849. En parlant, elles transmettaient beaucoup d’informations, qui m’ont donné envie d’en savoir davantage. J’ai ainsi passé toutes mes vacances scolaires à faire de la généalogie. A cette époque, pour m’aider dans mes recherches, j’aurais aimé trouver ces guides que nous éditons aujourd’hui.

Pourquoi, un jour, décide-t-on de se pencher sur son histoire familiale ? Quels sont les éléments déclencheurs ?

M-O Mergnac : D’après une étude menée par Généalogie.com, il y a deux moments propices : lors d’un décès, où l’on retrouve des documents et des photos, sur lesquelles on ne reconnait plus les gens ; lors d’une réunion familiale comme un mariage, où l’on revoit des cousins, par exemple, avec lesquels on aura oublié le lien de parenté. Des personnes vont se mettre à chercher, parfois un peu trop tard pour certaines informations, afin de comprendre.

Depuis quelque temps, je vois sur les salons, des personnes poussées par leurs enfants où la généalogie est abordée à l’école. Les enseignants l’utilisent pour donner des repères chronologiques aux élèves. En aidant leur enfant à remplir son petit arbre, certains parents se prennent au jeu et poursuivent les recherches au-delà du devoir de classe. Avec la généalogie, lorsque l’on commence, on ne s’arrête plus.

Salon de la généalogie archives et cultures
© Salon de la Généalogie / Archives & Culture

Comment expliquez-vous cet engouement pour la généalogie aujourd’hui ?

M-O Mergnac : Cet engouement est lié à l’augmentation du temps de loisir. Dans la pratique, c’est absolument passionnant et très amusant à faire. La généalogie est un loisir qui relève de la collection et des mots croisés, sauf qu’à chaque fois qu’une case est complétée, deux supplémentaires se créent au-dessus. Elle se vit également comme une enquête policière sur sa propre saga, à la fois excitante et interminable. Au départ, la recherche se concentre sur des noms et des dates, puis rapidement on peut avoir envie de s’intéresser au quotidien et à la biographie de ses aïeux.

Depuis quand la généalogie est-elle une passion française ?

M-O Mergnac : Un essor a été constaté dans les années 1980. A cette époque, les Centres d’Archives Départementales (AD) ont dû augmenter leurs surfaces et construire de nouveaux bâtiments. En 1999, 1,6 million de personnes disposaient d’une carte de lecteur aux AD. Elles étaient au nombre de 4 millions en 2004. Depuis une dizaine d’années, de plus en plus d’informations sont disponibles sur internet avec la mise en ligne progressive des Etats Civils. Les recherches sont facilitées puisqu’il n’est plus obligatoire de se déplacer en région notamment.

Aujourd’hui, on dénombre 10 millions de personnes inscrites aux AD, ou sur des bases internet payantes, et adhérentes d’un cercle de généalogie. L’éducation a joué un rôle important, notamment avec l’accès du plus grand nombre aux études secondaires. Aujourd’hui, les générations sont familiarisées avec l’histoire et avec l’écrit. Dans les années 30, par exemple, pour le détenteur d’un simple certificat d’étude, les AD semblaient inaccessibles et réservées aux érudits.

La généalogie peut-elle être vue comme un effet du repli sur soi constaté dans notre société actuelle ?

Retrouver ses ancêtres HongroisM-O Mergnac : J’ai souvent entendu cet argument du déracinement ou de l’éclatement des familles. C’est une idée fausse. Il apparaît que la généalogie est pratiquée en majorité par des personnes qui vivent toujours sur les terres de leurs ancêtres. C’est à Paris et en Ile-de-France qu’il y a le moins de généalogistes, alors que c’est la région où il y a le plus de gens déracinés.

Au départ il s’agit d’un passe-temps égoïste, centré sur soi-même et sa famille. En revanche, une fois que l’on commence à chercher, c’est une ouverture sur le monde colossale. En remontant le temps, on retrouve des ancêtres de toute couleur politique, de tout milieu social, issus de différentes régions ou pays. On couvre assez vite plusieurs continents, surtout dans la généalogie descendante. On découvre toute une palette humaine et tous les types de sorts. Une personne qui fait de la généalogie ne peut pas être sectaire.

Retrouvez Archives & Culture au Salon de la Généalogie, les 11 et 12 mars, à la Mairie du 15ème.

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Anne-Marie Leca
Anne-Marie Leca

Journaliste, créatrice de Valgirardin.fr, Anne-Marie vit et travaille dans le 15ème arrondissement depuis une quinzaine d’années.

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